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Notre système solaire comprend neuf grandes planètes connues, en orbite plus ou moins circulaire autour du Soleil : quatre planètes telluriques (Mercure, Vénus, la Terre, Mars) - dont deux inférieures - et quatre planètes géantes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune). Pluton, la neuvième planète - jusqu’à ce jour la moins explorée - ainsi que les petites planètes ne sont pas inclues dans cette classification. Vu de la Terre, les planètes sont situées sur l’écliptique.
Mercure et Vénus à part, toutes les planètes du Système solaire sont pourvues de satellites naturels. Tandis que la Terre n’en possède qu’un seul et Mars, sa voisine, deux, un nombre beaucoup plus important de lunes tournent autour des planètes géantes : jusqu’à ce jour, 16 satellites - dont les quatre satellites joviens - furent découverts autour de Jupiter, 18 autour de Saturne, probablement 21 autour d’Uranus et huit autour de Neptune, tandis que Pluton paraît se contenter d’un seul.
Les planètes situées à l’extérieur du Système solaire sont appelées “exoplanètes”.
Il y a quelques mois, on pensait encore que toutes les planètes tournent autour d’une étoile. Toutefois, il semble que - lors d’une recherche de planètes extrasolaires soutenue par la NASA dans le cadre de son programme “Search for Origins” - des scientifiques soient récemment tombés sur la première planète en orbite autour d’un système binaire.
Pourtant, déjà au début du vingtième siècle, les astronomes furent partagés par la discussion autour de la définition d’une planète. Jusqu’à nos jours, quelques-uns plaident pour que Pluton - ou, dernièrement, même Mercure - soit transféré dans la catégorie des astéroïdes. Mais le groupe scientifique le plus intéressé dans une définition précise est sans doute celui des exoplanétologues.
Le conflit concerne surtout la limite inférieure d’une planète. Sur le problème de la limité supérieure, les astronomes se mirent plus ou moins d’accord. Ils convinrent à ce qu’une planète n’est pas assez massive pour que le processus de la fusion d’hydrogène s’allume dans son coeur. Le chaînon situé entre la planète et la “vraie” étoile est la naine brune dont le prototype, Gliese 229B, fut trouvé en 1995 dans la constellation du Lièvre. Selon les diverses théories en cours, la masse d’une planète ne peut pas être supérieure à 12 à 80 fois celle de Jupiter.
Pour définir la limite inférieure, plusieurs propositions furent faites. Une des premières idées concernait la taille. On demanda de fixer la limite inférieure d’une planète à 1.000 kilomètres de diamètre. Ainsi, Pluton - dont la qualité de membre du groupe planétaire fut fortement discutée - serait resté planète, tandis que Cérès - le numéro 1 parmi les astéroïdes qui, selon quelques astronomes, devrait être déclaré planète - se serait tenue en dessous de la limite. Mais la plupart des astronomes refusèrent à adopter la définition, avec l’argument qu’elle permettrait à une partie des satellites - dont notre Lune - d’entrer dans la catégorie des planètes.
Partant du principe que toute planète tourne autour d’une étoile, les autres propositions pour une définition du prototype d’une planète se concentrèrent surtout sur la question de l’existence d’une atmosphère plus ou moins stable ou d’une activité interne - passée ou actuelle - dont les traces sont imprégnées dans la surface du corps, de la capacité de l’objet d’exercer une force d’attraction suffisante pour retenir un satellite sur son orbite, de la forme de sa propre orbite et, finalement, de sa sphéricité. La forme de l’orbite est certainement l’élément le plus controversé. Jusqu’à la découverte de la première exoplanète, les astronomes inclurent dans leur définition de la planète “type” la règle que l’excentricité de son orbite ne dépasse que de peu la valeur zéro. Il semble pourtant que toutes les planètes ne soient pas capables de remplir cette condition et que, même dans notre système solaire, deux planètes - Mercure et Pluton - ne se comportent pas tout à fait selon ce principe.



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